Manji condamnée pour avoir fraudé des organisations inuites

Iqaluit (Nunavut) - Le 27 juin 2024 - Aujourd’hui, la Cour de justice du Nunavut a condamné Karima Manji pour avoir fraudé l’organisation Nunavut Tunngavik Inc (NTI), l’Association inuite du Qikiqtani (QIA) et l’Association Kakivak en revendiquant faussement le statut d’Inuk du Nunavut pour ses deux filles, qui ont ensuite obtenu des bourses d’études réservées aux étudiants inuits. Mme Manji a été condamnée à une peine d’emprisonnement de 36 mois et d’une ordonnance de dédommagement lui ordonnant de rembourser 28 000 $ représentant une partie de la somme totale obtenue frauduleusement, soit 158 254,05 $, somme qui, au cours des derniers mois, n’a pas encore été remboursée à l’Association Kakivak par Mme Manji.

En février 2024, Mme Manji a plaidé coupable à un chef d’accusation de fraude de plus de 5 000 $. Dans un exposé conjoint des faits déposé à la Cour, Mme Manji a reconnu que ses deux filles ignoraient que les cartes d’inscription de la NTI avaient été obtenues frauduleusement par leur mère. Bien qu’elles aient obtenu une aide financière aux Inuits, les faits établissent que les deux filles n’avaient pas d’intentions frauduleuses. Les accusations contre les deux filles ont été retirées par le SPPC en février 2024.

George Dolhai, directeur des poursuites pénales, a déclaré ce qui suit : « La Couronne a accepté l’entente sur la peine de Mme Manji à condition qu’elle rembourse l’intégralité de la somme enlevée aux étudiants inuits. La vérité est un élément essentiel de la voie vers la réconciliation. La peine imposée par la Cour de justice du Nunavut protège la vérité du patrimoine inuit sans le traumatisme supplémentaire d’un long procès et restitue aux étudiants inuits l’argent et les opportunités qui leur avaient été retirés par de fausses revendications d’identité inuite. La peine d’emprisonnement qui lui a été imposée servira d’avertissement à ceux qui seraient tentés à l’avenir de faire de fausses déclarations. »

Philippe Plourde, procureur fédéral en chef au Nunavut, a ajouté : « Nous avons tous la responsabilité de veiller à ce que ce type de fraude soit fermement dénoncé et puni. Nous ne tolérerons jamais ce type d’action immorale et injuste. Le SPPC demeure ferme dans son engagement à servir la communauté en s’assurant que les sommes frauduleusement obtenues par Mme Manji sont restituées dans leur entièreté. Cet argent revient de droit à la communauté inuite du Nunavut et nous sommes heureux qu’il puisse être utilisé par Kakivak pour créer des opportunités pour les étudiants inuits et permettre à la communauté de prospérer. »

Le Service des poursuites pénales du Canada (SPPC) est chargé de poursuivre les infractions en matière pénale sur le territoire du Nunavut et est résolu à protéger la sécurité des Nunavummiuts. Les fraudes commises contre des organisations comme la NTI, l’AIQ et l’Association Kakivak œuvrant à l’accomplissement des Inuits du Nunavut ont de profondes conséquences. Le SPPC s’engage à favoriser l’autoreprésentation des Inuits et à participer au processus de réconciliation entre le gouvernement fédéral et les Inuits du Nunavut. Il reconnaît également l’échec historique et persistant à protéger la vie, les valeurs et la culture des peuples autochtones du Canada.

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